Parcours d’un artiste numérique
Je suis né à Strasbourg en 1967, et c’est en 1982 qu’un étrange boîtier noir et blanc entre dans ma vie : un ZX81. Avec lui, je découvre un monde invisible, fait de lignes de code, d’imagination et de possibilités infinies.
Comme toute une génération, c’est La Guerre des étoiles qui ouvre les portes de mon imaginaire et nourrit ma fascination pour la science-fiction, les mondes lointains et les univers futuristes. Quelques années plus tard, en 1986, je découvre Luxo Jr. de PIXAR. Ce court film d’animation provoque chez moi un véritable émerveillement : pour la première fois, la technologie devient poésie.
Dans les années 90, je fais mes premiers pas dans l’univers de l’image de synthèse. Mais à cette époque, créer relevait presque de l’impossible : les machines étaient hors de prix et chaque image demandait des heures de calcul. La passion était là, mais le temps et la technologie imposaient leurs limites.
Cette envie de créer ne m’a pourtant jamais quitté.
Bien des années plus tard, porté par l’évolution spectaculaire des logiciels 3D et de la puissance informatique, je retrouve naturellement ce chemin artistique. En 2020, durant le confinement, je replonge dans cet univers avec l’envie de donner vie à des paysages imaginaires, des architectures irréelles et des mondes suspendus entre rêve et science-fiction.
Autodidacte, j’ai toujours été attiré par les formes, les volumes et les structures en trois dimensions. L’architecture, l’espace, les objets en lévitation, les couchers de soleil ou encore les crânes nourrissent mon inspiration.
J’aime envelopper mes créations de structures organiques inspirées du diagramme de Voronoï, comme une seconde peau fragmentée, à la frontière entre mathématiques et vivant.
